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COP 20 & CMP 10 Pérou

Pérou

COP 20 & CMP 10 Pérou

Lima

du 1/12 au 12/12/2014

La COP 20, qui s'est tenue à Lima, au Pérou, du 1er au 14 décembre 2014, était l'ultime étape avant le grand rendez-vous de Paris.


C'est à Lima que le "squelette" de ce qui allait devenir l'Accord de Paris a été construit.


Les enjeux majeurs de Lima (2014)


1. "L'Appel de Lima pour l'action climatique"

C’est le document final de la conférence. Il a réussi à mettre d'accord les pays riches et les pays en développement sur la structure des futurs engagements. Pour la première fois, on a accepté que chaque pays, quelle que soit sa richesse, doive présenter un plan national de réduction des émissions.


2. Le lancement des contributions nationales (INDC)

C’est le point technique crucial. À Lima, on a défini les règles du jeu : les pays avaient jusqu'en octobre 2015 pour soumettre leurs Contributions Prévues Déterminées au niveau National (leurs promesses de réduction). Cela permettait d'arriver à Paris avec des chiffres concrets sur la table, évitant ainsi le crash de Copenhague où personne ne savait ce que l'autre allait proposer.


3. L'Agenda des solutions (Agenda de l'Action)

Lima a marqué un tournant : on a commencé à intégrer officiellement les "acteurs non-étatiques" (villes, régions, entreprises). L'idée était de montrer que la lutte pour le climat ne dépendait pas seulement des diplomates, mais aussi de l'économie réelle.


4. La capitalisation du Fonds Vert

C'est à Lima que le Fonds Vert pour le Climat a franchi la barre symbolique des 10 milliards de dollars de promesses initiales. Un petit pas par rapport aux 100 milliards promis, mais un signal politique important.


Ce qu'il faut retenir (Le bilan)

Point clé

Résultat

Surnom

La COP de la "Répétition Générale".

Avancée majeure

Un texte de base pour l'Accord de Paris (certes encore rempli d'options entre crochets).

Climat politique

Optimisme prudent. Le succès de Lima a permis d'arriver à Paris avec une dynamique positive.

Le tournant

La fin de la séparation binaire stricte entre "pays développés" et "pays en développement" pour les obligations d'agir.


Un pas vers le citoyen, ou un écran de fumée ?


À Lima, on a beaucoup parlé de l'implication des "acteurs de la société civile". Mais là encore, comme tu le soulignes dans ton livre, le feedback reste très sélectif.

  • On écoute les grandes entreprises qui proposent des solutions technologiques.

  • On écoute les grandes métropoles.

  • Mais le "citoyen lambda", celui qui subit les taxes carbone ou les changements de mode de vie sans en comprendre toujours les bénéfices directs, reste le grand absent de la boucle de rétroaction.


Lima a été une réussite de "méthode", mais elle a aussi renforcé ce sentiment que tout est déjà pré-négocié avant même que le débat public n'ait lieu.


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